Actualité Le Mans
jeudi 13 août 2009
Les secours simulent un attentat aux Jacobins
On recense le matériel et on commence à s'équiper pour intervenir dans le théâtre. C'est un peu long à se mettre en place, mais la sécurité civile n'agit pas dans la précipitation.
Matériel de décontamination, de sauvetage, camions... Gros déploiement de militaires de la sécurité civile, hier soir, au théâtre. Exercice avant démolition de l'édifice.
Le scénario
Un grand festival de théâtre au Mans. Trois attaques terroristes simultanées aux Jacobins, à la préfecture et à la mairie. Les sapeurs pompiers sont débordés. On fait appel à l'une des trois unités de sécurité civile en France, basée à Nogent-le-Rotrou, dans l'Eure. Spécialité : feux, inondations, explosions ou autres.
Une soixantaine d'hommes sont dépêchés aux Jacobins. Il y a une cinquantaine de victimes, dont une quarantaine par attaque chimique. Les autres sont disséminées un peu partout dans l'édifice, derrière des portes bloquées ou en hauteur.
La mobilisation
Important dispositif. Mais la machine est lente à mettre en place. « Pas de précipitation », rappellent les responsables. Alertés à 18 h, les secours débarquent progressivement, à partir de 20 h 30. Sur le parking, les camions de sapeurs se mêlent aux voitures qui sont encore garées. À quelques dizaines de mètres, les visiteurs sont occupés par une séance de lecture, avec Marie-Christine Barraud, dans le jardin de la cathédrale, ou le début de la nuit des Chimères.
Vers 22 h, pendant que leurs collègues finissent de déployer le matériel, trois militaires entament une première reconnaissance. Pour secourir les blessés, il faudra escalader une paroi intérieure ; découper un mur ; défoncer une porte.
Quelques badauds sont attirés par cette agitation. « Ça fait partie de l'entraînement », philosophe le commandant Jean-Paul Malaganne, du bureau opération instructions de la sécurité civile.
Pourquoi ici ?
Depuis juillet, le théâtre est en train d'être démoli (lire ci contre). Les sièges ont été démontés. Bientôt, tout sera cassé. « Ce genre d'édifice nous permet de tester pleinement nos compétences, au plus proche des situations réelles, indique le commandant Malaganne. Les gars de terrains vont répéter des gestes techniques. Et pour les responsables, c'est l'occasion d'apprendre à coordonner au plus proche des situations réelles. » Les secours étaient prévus pour rester une partie de la nuit sur place.